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 Je m'appel Martin.

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MessageSujet: Je m'appel Martin.   Jeu 27 Déc - 0:35

En fait, suite au topic d'Aspen sur un bouquin concernant la drogue. Je me suis dit que j'avais vraiment envie de parler de ça. De tout les aspects de la drogue. La souffrance, les délires, les hallucinations, les effets, la douleurs, le milieu...

Voici un bout de ce que je me suis mis à écrire ce soir, dans un style assez "parlé". Je ne vous mets qu'un quart de ce que j'ai déjà écrit. Peut être vais-je continuer pour en faire une vraie nouvelle. Voir plus. Je ne sais pas.
Le titre est très provisoire ^^ je n'avais pas d'idée.

Avertissement : Ceci n'est pas une apologie ou une incitation à la drogue ou à l'alcool. Les substances énoncées ici sont illicites pour la plus part et toutes dangeureuses pour la santé physique comme mentale.


Vers 7 heures, je m’étais fais extirper de la brume par une phrase de Trainspotting qui avait raisonnée en moi comme le glas. « Des raisons ? aucune. On a pas besoin d’raisons quand on a l’Héroïne. » L’héroïne. J’avais toujours eu ce sale réflexe de l’écrire avec une majuscule.
Je crachais par terre. Mes Caterpillar claquant sur les pavés dégeu’ le long de la seine.
Foutue réalité. Je commençais à redescendre. Je m’étais fumé pour 150 euros de beuh en une longue nuit. Uniquement en joints. Je pouvais pas saquer les douilles. Au collège j’avais des potes qui se cachaient derrière le gymnase avec leur bouteilles de plastok et leur descente. Briquet en main. Ca toussait, ça recrachait la fumée pendant des heures. Ca finissait par cracher du sang. Pas se décoller la plèvre. Par pas vouloir se faire soigner. Par plus jamais reparaitre. Ca avait 13 ans.
Alors moi shooter, ça m’a toujours rebuté. Vous comprenez ?
Enfin bon, le soir d’avant je m’étais collé devant Orange Mécanique, j’avais roulé mon premier joint à la onzième minute du film, il était 21 heures. Neuve heures et cinq Kubrick plus tard, je m’étais fait réveiller par la douche du voisin de gauche qui allait taffer. J’avais juste eu le force de parcourir le mètre qui me séparait du canapé et de voir qu’il y’avait beaucoup trop de toncar dans le cendrier. J’avais sombré. Maintenant il était 7h30 du soir, j’avais la dalle, et plus rien à fumer.
Je savais pas trop où j’étais, Paris j’avais jamais vraiment fais gaffe. J’avais toujours l’impression d’être soit le long de la Seine, soit place Monge. Parce que c’est là que je vivais, place Monge, dans le 5eme. Pas mal hein ? Une chambre de bonne au sixième. A gauche il y’avait le voisin plutôt rangé, qui votait à droite. A droite les Bulgares pas nets qui venait une fois par mois à 15 dans leur 20 mètres carré. Tant qu’ ils posaient pas de questions, je m’en posais pas non plus.
~LA SUITE LA~ Laughing
Enfin bon j’ai finis par croiser une fille de ma prépa. Enfin de mon ancienne prépa. Elle avait commencé à discuter mais je calculais rien. Finalement elle m’a donné la moitié de son sandwich au thon et m’a dit avec un p’tit sourire en coin de faire gaffe à moi. J’préférais pas imaginer la geule que j’avais. Chic fille en tout cas.
Je sais pas trop comment mais je me suis retrouvé devant Nôtre Dame. Quand je sortais je me retrouvais toujours devant les trucs touristiques. Je savais même pas quelles lignes je prenais. Où je marchais. Où j’allais. Mais bon. Le principal c’était de retrouver le chemin de la maison hein. A Nôtre Dame je me suis tapé tout les numéros que je trouvais dans mes poches, en appelant d’une cabine. Il me restait quasiment plus de sous et j’ai finis par avoir Boysh. Pourquoi les dealers ont toujours des surnoms à la con ? Il m’a dit qu’il avait plus rien à fumer. Qu’il lui restait que du speed, de l’AMD, et surtout de l’héro. Alors j’ai dit merci, mais non. Et j’ai raccroché. J’ai finis le sandwich au thon. Clémentine. Clémentine le nom de la fille de mon ancienne prépa. J’aimais pas le thon. Mais bon. Et puis j’ai rappelé Boysh. Du speed, de l’AMD. Oui merci. Mets ça sur ma note. T’es un vrai pote c’est cool.
Boysh ont aurait dit qu’il s’en foutait des lois, des flics tout ça. Il prenait pas des masses de précautions. Mais moi non plus en même temps. J’imaginais mal les flics mettre la cabine de Nôtre Dame sur écoute. Et Boysh changeait souvent de numéro. Quand même.
A 22 heures j’étais chez lui. Je sais pas non plus comment j’ai retrouvé le chemin. En tout les cas ça commençait à cailler. J’me suis souvenu en entrant chez Boysh qu’on était qu’en avril et que j’étais sorti en jean et t-shirt. Un vieux t-shirt des Ramones tout pourri. Boysh il s’est foutu de moi. Les dealers se foutaient toujours de moi. Normal. J’étais un petit fils à papa qui séchait la prépa maths. J’étais le mec pas soigné et toujours à l’ouest. J’étais le pigeon qui fumait que des spliffs, et qui chopait pourtant avec de « vrais » dealer de came. Mais Boysh c’était un pote. Comment on s’était rencontré j’me souvenais plus. Je devais être trop bourré. Enfin bon. Il me dépannait souvent en shit. Et me faisait crédit. C’était marrant chez lui. Un vrai squatte de junkie. Dégeu, des types qui scotchait partout. Un énorme canard en plastique trônait toujours sur la table de la cuisine. Il paraît que ça venait de là son surnom. J’comprenais pas. Je m’en foutais. « -Alors ça y’est, on passe à autre chose que les slims ? » Boysh se foutait méchamment de ma geule. J’avais déjà pris des trips, adolescent, en festoch, et une trace dans une soirée huppée de Paname. Mais c’était toujours exceptionnel. Il m’a tendu un petit bout de carton vernit, avec une belle étoile orange dessus. Il m’a servit un verre de vodka imbuvable. J’ai avalé. « -Un peu de speed le temps que tout ça monte hein ?! » Il m’a préparé le tout. J’ai sniffé. Une vraie mère poule quand il s’y mettait. On a bouffé un reste de pizza. J’me marrais, je bougeais partout. Speed. Y’avait des filles qui allaient et venaient. Elles étaient pas française. Elles se tapaient toutes Boysh. Des types bizarre aussi. Mais je m’en carrais. C’était mon monde sans l’être. J’me foutais pas mal de tous ces junkies et de leurs conventions. J’me foutais pas mal du monde réel. J’voulais juste avoir de quoi planer. Le fric de papa. Le toit. Les potes. Fumer. Baiser parfois. Ouais.
Enfin bon vers 23 heures j’suis rentré chez moi. L’AMD faisait effet. Les gens me regardaient peut être. Mais moi je scotchais sur un siège du métro en face de moi, vide. Il s’était mit à trembler sévèrement et l’espèce de moquette qui le recouvrait ressemblait à de la pate à modelée immonde qui prenait forme toute seule. Les portes du métros commençaient à se fondre l’une en l’autre quand la voix mécanique du métro est venue cogner à mes tympans, lourde et lente, comme étirée, annonçant « place Monge ». Je suis descendu. J’avais peut être changé de métro entre chez Boysh et moi. Mais je n’men souvenais pas. Je montais les six étages à reculons, avec l’impression que le vieil escalier en bois s’étirait encore et encore. J’ai du croiser une pute en léopard au 3eme, mais elle devait être aussi fraiche que moi. Au bout de dix minutes de bataille furieuse avec la serrure qui n’arrêtait pas de se déplacer, j’ai finis par réussir à y fourrer la clef et à ouvrir.
J’ai mis de la Drum n’ bass et mon casque, et sans savoir comment, je me suis retrouvé affalé sur le canapé avec un paquet de blondes (sortit d’où ?) , à mater des sons qui se roulaient des pelles dans mon salon.
Les basses étaient bleues indigos, lourdes et coulantes. Cascadant le long de mes jambes et s’étalant sur la moquette. Elles se deverssaient par accoups.
Et soudainement j’étais dans les Pixies. Les murs noirs se peignaient de Where is my mind. La guitare avait des accents rouges et orangés, sorte d’oiseaux papillons qui se collaient à ma peau et disparaissaient à mon contacte. Je les sentais légers, et lourd de sens.
Simple erreure de playlist. La trans reprit bien vite sa place en même temps que les murs gris et la moquette sale. Je me sentais tellement moi. Tout moyen d’être à ma disposition, au milieu de ce canapé que faisait trembler les percus. Je prenais l’avant dernière clope du paquet, fermais les yeux sur ma télé qui dansait comme en tekkos. Le temps de tirer une latte sur ma clope et de sentir mon bras s’écraser mollement sur le canapé.
Je sombrais.

C’est avec l’impression qu’on me pétait le cerveau au marteau piqueur que j’ouvrais péniblement les yeux. Qu’on arrête le bruit. Qu’on arrête ce putain de bruit. J’avais mal aux dents. Bordel de merde qu’on arrête ce putain de marteau ! Le mouvement de mes bras pour virer l’outil imaginaire de mon cuir chevelus m’arracha un gémissement. Tout mon corps hurlait tellement j’étais raide. Je m’aperçevais aussi de la réalité.


Dernière édition par le Sam 29 Déc - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je m'appel Martin.   Ven 28 Déc - 19:07

Bon début !

J'attends de voir la suite, s'il y en a une x)

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MessageSujet: Re: Je m'appel Martin.   Ven 28 Déc - 21:16

Hâte de lire la suite =)

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MessageSujet: Re: Je m'appel Martin.   Sam 29 Déc - 0:07

J'ai pas beaucoup avancé mais je vous mets tout ce que j'ai écrit en éditant =)
merci.
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MessageSujet: Re: Je m'appel Martin.   Sam 29 Déc - 20:37

La suite What a Face

Stp

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MessageSujet: Re: Je m'appel Martin.   Sam 29 Déc - 21:58

mince, ça veut dire qu'il va falloir que je réécrive encore ^^ je vais esssayer de faire ça mais je vous garantie rien. uhuh
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MessageSujet: Re: Je m'appel Martin.   Sam 29 Déc - 22:36

margoleptique a écrit:
mince, ça veut dire qu'il va falloir que je réécrive encore ^^

Eh oué Razz

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